Absence remarquée de Seilh à Toulouse Métropole

On ne sait pas s'il faut rire ou pleurer. Ou vendre bien vite sa maison tant qu'elle vaut encore quelque chose...

Seilh fait partie de Toulouse Métropole, 37 communes unies pour mutualiser services, efforts, cohérence territoriale...

Au sein de ces 37 communes, il faut (si toutefois on veut en faire partie) :

  • comprendre le fonctionnement de l'intercommunalité
  • comprendre les compétences transférées à la métropole, et les conséquences que cela peut avoir sur le budget d'une commune.
  • comprendre les circuits de décision, d'influence, qui permettent d'aboutir à l'obtention d'un équipement pour Seilh (ex: le contournement), et ne pas se faire imposer une politique aberrante venant "d'en haut".

En résumé, il faut peser sur les décisions de la Métropole, afin qu'elles nous soient favorables.

Et ce qu'un élu de l'Opposition m'a envoyé cette semaine me fait craindre le pire. Si personne ne va aux réunions de Toulouse Métropole, alors, quel est l'avenir de Seilh?

Je laisse la parole à cet élu, qui lui a fait le déplacement avec Jean-Louis Miègeville à une réunion importante de Toulouse Métropole.

 

QUI FAIT QUOI POUR AMENAGER LA METROPOLE TOULOUSAINE ?

C’était le titre de la réunion/débat organisée le 21 février 2017 par le CODEV (Conseil de Développement de Toulouse Métropole).  Jean Louis Miègeville et moi-même étions présents et avons constaté l’absence du maire de Seilh. Plus de 100 élus issus des 37 communes  représentaient les 730.000 habitants de la population de Toulouse Métropole.

Cette réunion a voulu aborder un sujet stratégique : Qui décide ?  Ou en est la démocratie locale ? Comment un habitant de Seilh ou de Saint Orens peut-il se sentir Toulouse Métropolitain ?

Mme Marie Christine Jaillet  présidente du CODEV animait la réunion avec comme intervenants Dominique Coquart, Dominique Faure, Joseph Carle, Grégoire Carniéro et Béatrice Ursule.   

Quelques chiffres clés à prendre en compte : TM (Toulouse Métropole), c’est aujourd’hui  3000 employés, 1,4 Milliards d’€ sur le mandat au service des 730.000 habitants des 37 communes. TM a récupéré toutes les compétences des mairies sauf le CCAS, les bâtiments, et les espaces verts communaux. Les objectifs de TM  sont d’atteindre 1 million d’habitants en 2030 avec une concentration des ressources financières destinée à pallier la rareté de l’argent public et privé. 

TM veut aussi apparaitre sur la carte mondiale et peser dans les relations Métropole/Région/Etat.

Derrière le thème résumé par le titre se cachait, à l’évidence, l’inquiétude de TM d’obtenir l’adhésion des 280.000 habitants des 36 communes périphériques aux missions et projets mis en place par TM dans le droit fil de Bordeaux ou Lyon.  

Questions : Comment un habitant de Seilh ou de Balma peut-il accepter l’éloignement des centres de décision et trouver l’interlocuteur compétent pour son problème local,  au quotidien ? 

Comment un habitant des 36 communes périphériques qui a choisi de ne pas habiter à Toulouse peut-il se sentir Toulouse Métropolitain et partager un destin commun avec les Toulousains ?

Comment les communes périphériques de petite taille comme Seilh (0,04% de TM) vivent-elles le transfert de toutes les compétences à TM en laissant à la gestion locale l’entretien des bâtiments, des bacs à fleurs et la subvention des associations locales ? Que devient la municipalité ? Pourquoi paye-t-on une taxe d’habitation locale  en plus de la taxe d’habitation de TM ?

Comment les communes périphériques vont-elles accepter l’urbanisation intense qui se met en place et qui va détruire l’attractivité et le confort de leur vie locale? 

Les réponses de TM sont simples : 

On n’a pas le choix ! Il faut faire mieux avec moins d’argent ! L’intérêt particulier doit s’effacer devant l’intérêt général ! Il faut densifier ! La démocratie locale  doit être renforcée par l’élection directe d’élus métropolitains défendant les 730.000 habitants des 37 communes sans qu’ils soient des élus communaux.

En conclusion : Toulouse Métropole, c’est nous, les Seilhois. Nous devrons vivre l’Intercommunalité. Nous devrons dorénavant défendre nos intérêts à TM, sans intermédiaire, et en tirer au plus vite, les conséquences locales y compris financières.   

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